... c'est sous ce titre que figure, dans la rubrique Courrier des Lecteurs du dernier Courrier Cadres n°1619 de ce jour, mon témoignage et ma réaction sur l'article Entreprendre en coopérative du n°1613.
Je remet ici le texte intégral transmis à Courrier Cadres :
Votre très intéressant article "Entreprendre en coopérative" du n°1613 du 19/01/2006 met en avant le statut coopératif auprès des créateurs d'entreprises soucieux de promouvoir des valeurs humaines et solidaires.
Je pense que ce qui rend ce statut attrayant, ces derniers temps, est lié au fait que ses fondements reposent sur les valeurs liées au développement durable : en partant du principe que le statut coopératif s'appuie sur la notion 1 homme = 1 voix à l'AG, chaque membre s'implique dans la gestion du groupe car il est sociétaire. On retrouve ainsi la notion de partie prenante ("stakeholder"), chère aux fondements du DD. Les notions de "durabilité", de coopération (et non de compétition), sont ainsi mises en valeur. Le parallèle avec la notion de " collèges" que l'on retrouve dans le milieu associatif, n'est pas loin.
Dans le monde de l'entreprise, on peut citer par exemple le groupement LECLERC, ou SODIAAL (YOPLAIT), ou encore un leader dans le monde de l'agro-alimentaire, comme CRENO. Dans le domaine de l'analyse extra-financière en RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), spécialisée dans le diagnostic développement durable, une entreprise comme EthiFinance, constituée sous forme de SCIC, revêt un sens bien particulier. La SCIC est ici une SA à conseil d'administration, où les parties prenantes sont représentées, mais n'est pas OPAble en tant que telle, garantissant son indépendance, sa légitimité. Ce dernier cas montre que le statut de SCIC n'est pas nécessairement circonscrit à celui "d'ancrage territorial", tel que le dernier paragraphe de votre article le décrit.
Pour une entreprise qui cherche ainsi à promouvoir les valeurs du DD au travers de son objet social, cette structure est porteuse d'une alternative économique qu'il convient de prendre en considération, tout comme l'évolution des rapports entre les consommateurs et les marques, dans une perspective de mutation du mode de consommation, qui est en train d'évoluer de plus en plus (ou devra ?) vers une consommation "responsable".
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